Présentation

La « chronique au carbone » est un nouveau blog francophone dédié à la photographie de rue. Sa vocation première est de partager diverses pistes de réflexion à ce sujet, mais nous tâcherons de l’ouvrir à la pédagogie photographique de manière plus générale afin que chacun puisse y trouver matière à progresser dans sa pratique, quelque soit son niveau.

Une idée chère mais ambitieuse qui doit encore trouver sa voie serait de proposer également une rubrique de « critique et décryptage » afin d’aider les plus novices à former un regard. Il va de soi que ne seront partagées ici que des opinions personnelles qui n’ont nullement valeur de vérité mais tentent de promouvoir un point de vue qui cherche modestement à éclairer ceux qui en éprouvent le besoin.

Cette chronique est donc dite « au carbone » parce qu’elle arpente les rues, appareil vissé à la main et à l’oeil, déambulant au milieu des gaz d’échappement, à l’affût de l’opportunité d’un instant décisif, en quête du saint Graal photographique, et s’emplit les poumons de carbone du matin au soir.

Je suis pour l’instant le seul contributeur de cette chronique. Mais avec le temps, j’espère trouver l’opportunité de proposer d’autres points de vue, via des interviews (certaines sont déjà programmées et je vous promets d’ores et déjà qu’elles seront de premier intérêt!), des traductions et des articles préparés par d’autres photographes motivés et talentueux.

Il n’y a pas de feuille de route particulière et il se peut que cet ouvrage paraisse désordonné dans un premier temps. Je compte sur vos retours pour orienter petit à petit ce blog vers une forme plus structurée, lisible et accessible à tous.

Inscrivez-vous pour vous tenir informé des nouveaux articles parus et laissez vos commentaires afin de nous aider à améliorer nos articles ou simplement poser les questions que vous souhaitez. Par ailleurs n’hésitez pas à vous faire connaitre si vous souhaitez proposer un article sur le thème qui nous occupe.

Voici donc la fin de cette brève introduction. Aujourd’hui c’est le premier pas de ce blog photo sur la toile. Il y en aura très vite plein d’autres.

Que chacun soit ici le bienvenu et longue vie à la « Chronique au carbone »!

22 réflexions sur « Présentation »

        1. Ahah! Vous avez les pesticides et vous voudriez piquer notre CO2? Nan mais laissez-nous quelque chose à nous mettre sous la dent tout de même!

          Je ne sais pas encore comment on s’abonne à ce blog… il faudra que je prenne le temps de vérifier ça en passant hors-connexion déjà. Tu trouves rien?

          Sois le bienvenu en tous cas Gérald!

  1. Bonjour Batiste,
    Belle initiative, j’ai une question, ce blog est-il accessible à tout public ou seulement aux adhérents du blog?
    Comme toi j’aime la photo de rue bien que cela ne soit pas une de mes spécialités.La vie est aussi dans la rue, donc tu as une source inépuisable de sujets de situations qui feront que ce blog sera bien vivant aussi et avec toi aux manettes c’est l’avenir assuré.
    A suivre et bonne chance.
    Yves

    1. Merci Yves! C’est tout à fait public. L’abonnement permet simplement d’être tenu au courant des nouveaux articles parus. Et comme c’est une ressource pédagogique je crois que ça peut être bien… amicalement.

  2. Autre question à laquelle tu as du y réfléchir concerne la publication de photos de gens inconnus dans la rue.Que se passe-t-il si quelqu’un se reconnait et pense que sa photo dans un lieu même quelconque est une atteinte à sa vie privé.
    C’est un problème rémanent que tout photographe se pose toujours, comme tu les sais très bien.Dans nos marathons photos de rue nous ne photographions des visages que si nous avons l’autorisation écrite de la personne en cause.Même des propriétés ne peuvent être photographier sans le consentement du propriétaire. Aujourd’hui, trois fois hélas tout est réglementé et il faut dons savoir ou on met les pieds et surtout sa caméra, vaste sujet il est vrai.
    Amicalement à toi.

    1. Bravo Baptiste pour ce blog, je te suivrai avec attention. Yves, pour ce qui est de la photographie de rue, il s’agit avant tout de saisir des instants sur le vif, il est donc très compliqué de demander les autorisations au préalable. La question se pose davantage quand il s’agit d’un cliché mettant le sujet dans une position qui peut être délicate (type deux personnes en couple dont on ne peut s’assurer qu’ils sont dans l’adultère, jeunes de moins de 18 ans qui feraient un truc illégal, etc…). Mais en général, si la loi n’est pas du côté du photographe pour ce qui est de la publication, le photographe de rue n’est-il pas finalement un artiste de l’image instantané dans une société où notre image circule partout à des fins beaucoup moins vertueuses? Bonne journée à toi. Thomas

      1. Salut Thomas! Merci mon cousin. Je partage tout à fait ta vision de la chose. Je pense qu’Yves évoquait l’idée d’obtenir l’autorisation à posteriori. Cependant, ça me parait bien compliqué également à obtenir. Ca romprait complètement le « flux » de devoir s’arrêter après chaque image pour faire signer un papier. D’autant que la plupart des personnes n’en n’ont rien à faire et n’auront « pas le temps » de prendre une minute.

    2. Salut Yves. C’est une question qui peut se poser en effet.
      Je ne sais pas quelle focale tu utilises dans tes photos de rue?
      La photo de rue se pratique traditionnellement avec des focales plutôt courtes. Cela permet d’une part d’être dans l’action et de « sentir » ainsi les choses, et par ailleurs de produire des images « immersives ». Evidemment ça impose de trouver le courage d’affronter le regard d’autrui et donc d’avoir une intention claire et précise.
      On utilise donc le plus souvent un 35mm. Perso j’utilise l’un des mes trois objectifs à l’envie. En équivalent 24×36 j’utilise soit un 18mm, un 35 ou un 40mm. En observant mes images (encore largement hébergées ici: https://500px.com/overlaptheworld) tu peux constater que mes « sujets » occupent souvent une très large place dans mon cadre, ce qui implique que je sois TRèS proche d’eux lorsque je les photographie. Il découle de ce contact une forme de communication qui me permet de savoir si oui ou non ces personnes acceptent de me confier leur image. Certains scandent « pas de photo, non! » et je les garde pour moi. Il m’est même arrivé de recevoir des coups sur la tête de la part de grincheux… d’autres me retournent le sourire que je leur adresse, ou rient avec moi, nous parlons souvent comme ce fut le cas avec la dame à la cigarette en haut de cette page. Bref. Ils me donnent leur assentiment de manière implicite et ça me suffit. D’autant que je ne présente jamais les personnes de manière dégradante et que je ne tire aucun profit de mes photos.
      En conclusion je m’imagine cette situation où les photographes de rue se verraient contraints d’obtenir une autorisation écrite des personnes photographiées, et je me dis que ce serait là de façon certaine la mort d’un des pans majeurs de l’histoire de la photographie…
      Enfin je t’invite à te pencher sur le sous-titre de ce blog: « Fleur de bitume, lancé de pavé et photographie de rue ».
      La fleur de bitume étant ici un symbole évoquant la résistance. C’est ma conception de la photo de rue. Je ne pense pas qu’il s’agisse d’un simple loisir, ce n’est pas comme ça que je perçois les choses, et je pense que de nombreux photographes de rue partagent ce point de vue. Ce sera d’ailleurs très certainement le sujet d’un prochain article!

      Amicalement, Baptiste.

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